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*Assise sur un banc, j'ai un rendez vous avec un ange. Sisi ! Du coin de l'oeil, je vois une silhouette arriver et je sais que c'est elle. La démarche ! Elle est vachement belle cette demoizelle, avec sa sucette au cola shooteuse et ses sourires. Toute petite, toute menue, des fringues trop grands pour elle et des cheveux fins blonds-chatains. Une mèche rebelle. En la voyant, on dirait qu'elle va s'envoler. Elle est timide, fleur-bleue, déconneuse et elle déteste les films d'horreurs. En plus, elle est toute pétillante, comme une bulle de champagne ! Sucré, pétillante, un peu fofolle et des yeux lagon. Elle arrive limite en courant, les bras ouverts. Elle s'assoit à côté de moi, et entre deux rires elle me raconte une énième histoire avec un mouton. Elle est chou quand elle en parle, il y a des étoiles partout partout sur son visage !
Je l'ai rencontré sur les planches, évidemment, dans un tout petit théâtre elle a commencé à me raconter ses conneries et moi, j'ai accroché. Au début, je voulais pas trop la voir cette fille. Elle était trop lumineuse, j'avais un peu peur de son aura de vie. Elle était plus jeune que moi et avait encore un peu de candeur dans les yeux. Puis, les mois ont passés, on se voyaient surtout en fin d'année, quand le trac serrait nos coeurs. On riait pour évacuer et elle me faisait écouter de la musique. Et puis, on a grandi toutes les deux, je crois. Elle est resté folle, elle a eu des désillusions, comme tout le monde, elle a eu des coups de blues mais c'est un p'tit ange, un bout de femme, alors elle se relevait et elle continuait à déambuler dans la ville, ses cheveux emmêlés au vent. Et de toute façon, on parle pas de nos coups de massues dans la gueule, on parle pas des moments où on tombe à genoux. On devine, on se soutient mais on cherche pas du côté des blessures sans accord. C'est comme ça pour moi en tout cas, pour elle je ne sais pas. Mais tacitement, je respecte.
C'est là, assise à côté d'elle, à continuer de rire de ses histoires, que je me suis dit que j'avais de la chance de la connaître, cette blondasse. Elle m'avait fait voir du monde, sortir de ma carapace. Vous savez, c'est ce genre de fille qui fait deux mètres et qui rencontre 10 personnes. Moi j'étais plutôt du genre à faire le tour de la ville et rencontrer que des gens que j'aime pas. Elle m'a présenté à des tas de chouettes gens et en échange, je lui offre des histoires, mes couleurs et quelques grains de folie que j'ai réussi à avoir, au fil du temps. Maintenant, je suis forte, et c'est un peu ma p'tite soeur cette blondasse. Je sais pas ce que je ferais sans elle ! Et quand je le lui dit, en riant elle me répond : "Des bêtises, des bêtises !"
Je réintègre la réalité, elle a arrêté de parler et elle me regarde, la tête un peu penché, comme à son habitude. Je lui tire la langue, me lève vivement et lui attrape la main. L'entraînant dans mon sillage, je pars en courant. "C'est qu'on va finir par être en retard ! je lui crie. Il y a nos deux moutons qui nous attendent, nous, les parfaites avec pleins de jolis défauts !"
On part dans un fou rire. On court, on court derrière nos rêves, on court après le bonheur et les bons moments. On a été assez rapide pour attraper les deux derniers, on arrivera bien un jour à saisir les premiers ! Et on continue de courir, hilares, les côtes déchirées par un point de côté. En fait, on a oublié de grandir.
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*Assise sur un banc, j'ai un rendez vous avec un ange. Sisi ! Du coin de l'oeil, je vois une silhouette arriver et je sais que c'est elle. La démarche ! Elle est vachement belle cette demoizelle, avec sa sucette au cola shooteuse et ses sourires. Toute petite, toute menue, des fringues trop grands pour elle et des cheveux fins blonds-chatains. Une mèche rebelle. En la voyant, on dirait qu'elle va s'envoler. Elle est timide, fleur-bleue, déconneuse et elle déteste les films d'horreurs. En plus, elle est toute pétillante, comme une bulle de champagne ! Sucré, pétillante, un peu fofolle et des yeux lagon. Elle arrive limite en courant, les bras ouverts. Elle s'assoit à côté de moi, et entre deux rires elle me raconte une énième histoire avec un mouton. Elle est chou quand elle en parle, il y a des étoiles partout partout sur son visage !
Je l'ai rencontré sur les planches, évidemment, dans un tout petit théâtre elle a commencé à me raconter ses conneries et moi, j'ai accroché. Au début, je voulais pas trop la voir cette fille. Elle était trop lumineuse, j'avais un peu peur de son aura de vie. Elle était plus jeune que moi et avait encore un peu de candeur dans les yeux. Puis, les mois ont passés, on se voyaient surtout en fin d'année, quand le trac serrait nos coeurs. On riait pour évacuer et elle me faisait écouter de la musique. Et puis, on a grandi toutes les deux, je crois. Elle est resté folle, elle a eu des désillusions, comme tout le monde, elle a eu des coups de blues mais c'est un p'tit ange, un bout de femme, alors elle se relevait et elle continuait à déambuler dans la ville, ses cheveux emmêlés au vent. Et de toute façon, on parle pas de nos coups de massues dans la gueule, on parle pas des moments où on tombe à genoux. On devine, on se soutient mais on cherche pas du côté des blessures sans accord. C'est comme ça pour moi en tout cas, pour elle je ne sais pas. Mais tacitement, je respecte.
C'est là, assise à côté d'elle, à continuer de rire de ses histoires, que je me suis dit que j'avais de la chance de la connaître, cette blondasse. Elle m'avait fait voir du monde, sortir de ma carapace. Vous savez, c'est ce genre de fille qui fait deux mètres et qui rencontre 10 personnes. Moi j'étais plutôt du genre à faire le tour de la ville et rencontrer que des gens que j'aime pas. Elle m'a présenté à des tas de chouettes gens et en échange, je lui offre des histoires, mes couleurs et quelques grains de folie que j'ai réussi à avoir, au fil du temps. Maintenant, je suis forte, et c'est un peu ma p'tite soeur cette blondasse. Je sais pas ce que je ferais sans elle ! Et quand je le lui dit, en riant elle me répond : "Des bêtises, des bêtises !"
Je réintègre la réalité, elle a arrêté de parler et elle me regarde, la tête un peu penché, comme à son habitude. Je lui tire la langue, me lève vivement et lui attrape la main. L'entraînant dans mon sillage, je pars en courant. "C'est qu'on va finir par être en retard ! je lui crie. Il y a nos deux moutons qui nous attendent, nous, les parfaites avec pleins de jolis défauts !"
On part dans un fou rire. On court, on court derrière nos rêves, on court après le bonheur et les bons moments. On a été assez rapide pour attraper les deux derniers, on arrivera bien un jour à saisir les premiers ! Et on continue de courir, hilares, les côtes déchirées par un point de côté. En fait, on a oublié de grandir.

