En voyage

Je pars demain en Italie, pour une semaine.

J'ai hâte, ça va être un joli séjour, après ces quelques jours assez éprouvant.

Gros bisous à tous !

# Posté le mardi 27 mars 2007 15:46

A petits pas ... / Je penserai toujours à toi. Toujours.

Sauf ton respect, mon ami,
Oublie moi, l'éternité est finie.
File moi entre les doigts,
Instant de passé, paradis sans foi.
Anticipe notre futur sans noircir l'arc en ciel,
Nie-moi, nie nos souvenirs, mais garde donc ton fiel.


Et j'ai encore dans la tête cette fugace image,
Rien ne pourra effacer de mes pages ce mélange de rage.
Wagon d'enfance et chocolat de vacances,
Ainsi était nos vies, je pense.
Nie- nous, oublie donc le sens des réalités,
N'as-tu jamais vogué sur autre chose que l'irréalité ?

Mourir n'est qu'une passe, maintenant tu es là-bas,
A Lina tu vis désormais, au milieu des nymphes dansantes.
Repos Eternel, j'espère que jamais tu ne m'oubliera.
Italien, mon bel italien aux yeux des mers chatoyantes,
Oui, le parfum de tes bouquets toujours m'emportera.

Infinité de bribes, d'histoires et de merveilles,
Milles et un secrets que j'ai dissimulés
Au fond de l'océan, et dans les plus beaux coffrets
J'y ai enfermé ton nom mon soleil.
Ne t'inquiète pas, ils sont bien gardés :
Sirènes, et autres poissons colorés
Gardent ce lieu sacré.

Je ne possède ni le charisme des Reines,
Ni la force des Lions.
Aller, chantons, vivons, rions !
Je te le promet, je garderai ma peine.
Je ne peux que te regarder t'éloigner,
Contemplant cette image peinte de mes regrets.
Tes pas de nuages te menant au gré du vent, au delà de la réalité,
Je ne peux qu'écrire une histoire qui aurait pu être vraie.


*
A petits pas ... / Je penserai toujours à toi. Toujours.

# Posté le jeudi 22 mars 2007 13:27

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 06:17

* Carpe Diem * / Quand les premiers sont plus forts que les seconds.

* Carpe Diem * / Quand les premiers sont plus forts que les seconds.
On me taille, on me sculpte. A coup d'amertume, de désirs inavoués, de mensonge, de larmes salées, de trahison, de secrets, de lassititude, de lourdes vérités, de solitude, de responsabilités trop vite enfilées, d'illusions. Respiration saccadé lorsque le maillet s'abbat, le coeur qui s'emballe, les yeux noyés. Le courage qui vacille et la fuite qui se dessine.

On me taille, on me sculpte. A coup de présence, d'amour, de réconfort, de gestes doux, de rires, de chansons, de mots, de rêves, de couleurs, de chaleur, de bonheurs simples, de lectures, de projets. Soleil qui se lève lorsque le maillet s'abbat, sourires qui naissent, rires à couper le souffle, yeux pétillants. Explosion de sentiments et danse des sens.

On me taille, on me sculpte. A coup de Vie.

# Posté le lundi 19 mars 2007 15:54

Modifié le mardi 20 mars 2007 15:15

[ Ivresse de la plaine ]

[ Ivresse de la plaine ]
Le soleil brille et le vent souffle sur la prairie encore sauvage. Les Moaïs sortent du sol, contemplant leur île et la couvant de leur regard de pierre. Des Dieux du passé pour deux enfants dévorant le présent. Ils passent en trombe près d'eux, à cru sur leu chevaux, cheveux et crinières librent se mêlent. Penchés sur leur montures, ils rient à en perdre haleine. L'un est torse nu, l'autre est en pantalon et en tunique de lin. Grossière, moche.

Ils dépassent le plus grand des Moaïs de l'île. La fille se met à l'envers sur sa monture et lance le bouquet de fleurs qu'elle a confectionné. Il vole, un instant, puis retombe avec grâce près de la Pierre. Le garçon s'esclaffe et ils repartent vers la mer, vers le berceau de leurs farces en tout genre. Il y a des montagnes, des prairies, des vieux camions branlants, des maisons fragiles côtoyant les quelques fiers hôtels et la route n'est pas bien goudronné. La brise maritime fouette leur visage illuminé. Pure et cinglante, elle les enivre. Ils planent. Ils regardent l'horizon, devinant la silhouette de l'île principale. Là-bas, il y a Lina. Lina et ses tourelles magnifiques, ses secrets, ses tourments et ses couleurs. Ils n'ont jamais mis les pieds là-bas, ils n'ont jamais vu la neige des cimes éternelles, ni les cascades où se baignent quelques elfes. Ils n'ont vu que leur île et les sirènes peuplant le fond de leurs lagons. Oui, tout un peuple de sirènes ! Ils les ont vus jouer avec les dauphins. Le garçon a même vus une elfe aquatique, nue face au soleil, sa crinière de cheveux bleue comme seul habit. Elle avait fui à son approche, dans un son cristallin qui lui avait retourné le coeur. La jeune fille, elle, avait entendu le chant déchirant et les notes de la harpe des disparu en mer. Elle n'avait pas compris, puis, elle avait finalement aperçu le miroitement pastel de leur silhouette invisible. Avaient-ils des histoires à lui raconter ? Milles aventures à lui conter ? Elle ne le savais pas. Mais avec son ami, ils venaient tout les soirs sur la falaise écouter le chant lanscinant des ombres et espérer y déceler, un jour, de quoi alimenter leur imagination.

# Posté le samedi 17 mars 2007 02:23

Modifié le lundi 20 octobre 2008 07:58

Et les grelots tintent.

Et les grelots tintent.
*
*

Elle rit. Ses cheveux flamboyants ondulent sur ses épaules au rythme de ses éclats. Elle essaye de fuir ce regard espiègle, essayant de se contrôler pour que son fou-rire ne reprenne pas. Peine perdue. Elle espère que pleurer de rire dans un snack avec des amis ne fait pas trop imbécile. Parce que sinon ...

Leur fou-rire se calme, et les discussions reprennent leur fil. Fluides et légères comme une pluie d'été. Grâce à un nom de film, elle attire son attention, plongeant ses yeux dans les siens. Parlant avec de grands gestes, elle masque son visage rosissant. Un drôle de son vibre l'air et la jalousie embrase son coeur. Le regard du jeune homme s'est décalé pour fixer la porte venant de s'ouvrir. Il sourit. Une jeune fille, magnifique, vient à leur table, saluant tout le monde avec une grâce qu'elle détesta immédiatement.

Il doit partir. Il s'excuse. Il s'excuse aussi pour la sortie prochaine à laquelle il ne pourra pas participer. D'un geste nonchalant, il envoie balader les questions. Secret, toujours des secrets. Pourquoi veut-il toujours s'échapper ? Et pourquoi ses yeux fuient devant le regard insistant de la jeune fille ? Dans sa tête, elle était partie pour monter une jolie histoire sur cette bribe d'après-midi. Sur ces quelques rires, gestes ou paroles, elle aurait batti un empire. Mais non, il partait. Et quand elle le reverra ? Elle ne le sait pas. Aigrement, elle se dit qu'elle devra jouer le rôle de la jeune fille rangée, cloitrée dans sa tour d'ivoire, à tresser ses longs cheveux. Il dit aurevoir à tout le monde, elle ne répond pas. Et le regarde froidement en coin. Enfin, elle essaye. Elle voudrait être une fière amazone, mais son léger sourire, comme un pardon, la fait fondre. Son visage reste fermé mais ses yeux pétillent.

La semaine passa. Elle avait joyeusement débuté, mais plus les heures s'écoulaient, plus l'équilibre devenait instable. Aux yeux de ses amis, elle peinait à cacher les orages furieux qui éclataient dans sa tête. Elle disait chaque jour qu'elle était d'une pêche de feu alors que plus les heures passaient, plus le chronomètre se réduisait. Ses cernes ombrageaient sur sa peau pâle. Le temps lui courrait après, lui mordant le coeur. Même son visage et les chansons qu'elle écoutaient ne lui faisaient pas oublier l'étourdissante vérité. Mais elle devait tenir. Les couleurs s'entassaient et valsaient sur son corps, se bataillant pour encore plus briller, soutenant leur jeune fille du soleil.

Quel ne fut pas le réconfort alors, en fin de semaine, en arrivant sur la place, de voir sa silhouette se découper à côté de ses amis. Son coeur partit au galop. La magnifique robe qu'elle avait mise pour le Carnaval lui semblait être une armure. Elle savait que ses cheveux étincellaient en cascade sur son dos. Elle avait tout fait pour. Elle avait tout fait pour être jolie et face au regard qui la détaillait avec admiration, elle trouva une autre raison de ne pas fondre en larmes : tomber dans les bras d'un amoureux en pleurant, même si c'est un drôle de prince, ça ne le fait pas. Surtout quand on a pas un maquillage waterproof. Mais arrivée près de sa jolie blonde et du jeune homme au regard espiègle, tout s'effondra et la fière demoizelle craqua. La couronne tomba, les jolies couleurs désertèrent ses yeux. Elle pleura même un peu. Elle sentit une main légère dans ses cheveux et la voix de son amie qui résonnait pour la consoler. Elle sentit quelqu'un s'accroupir devant elle. Il lui releva le visage et, la fixant, il lui sécha les joues. Son amie parlait toujours, mais elle l'entendait à peine. Elle chantait pour retrouver l'arc-en-ciel égaré. Il ramassa sa couronne, la refixa dans ses cheveux emmêlés et, tout en douceur, il lui déposa un baiser sur la joue, tout près des lèvres.

Et elle se releva, affrontant la Vie qui la faisait ployer sous les coups qui tombaient dru depuis une semaine. Cette Vie qu'elle embrassait chaque jour, qu'elle rêvetait chaque jour et qui faisait briller ses yeux, jouait avec elle. Avec son insousciant hasard, ce n'était pas la première fois qu'elle saupoudrait son existence de bribes grisâtres. Mais là, c'était un peu plus, plus sombre et déchirant. Tellement banal, en fin de compte. Son amie l'aida à la relever, elle sécha les dernières larmes qui avaient filées sur son teint trop pâle. Il enlaça sa main et, pour une fois, elle parla.

# Posté le dimanche 11 mars 2007 15:29

Modifié le vendredi 16 mars 2007 20:21