Loin de tout, loin du monde, avec un vague bruit de fête en fond.

Aurais-tu grandis trop vite ? Je crois que les évènements t'ont façonnés une peau d'adulte, et tu as l'obligation de l'endosser chaque jour. Et chaque jour, quand je te vois, je me demande si elle a ta taille, cette peau. Est-elle réellement une fierté ? Après tout, je ne vois pas de quoi elle est faite et je ne connais pas les tissus dissimulant ce qui t'a forgé. J'ai beau la croquer, la goûter, la regarder, la toucher, je ne sais toujours pas de quelle couleur elle est, ta peau.
Tu as trouvé refuge près du feu, et les mains tendues tu quémande cette chaleur dont ta danse manque. Je vois tes yeux perdus dans le vague et on y lit la saveur âpre des secrets. Ces secrets qui t'étouffent et que tu fixent tout de même sur tes petites épaules de peur qu'ils ne blessent quelqu'un. Même perdue, tu reste au diapason des battements de chacun, et c'est sa frêle silhouette que tu veux préserver. Ma belle, laisse m'en un peu, donne m'en quelqu'uns. Je sais que je ne suis pas aussi présent que ton coeur le souhaiterait, je n'ai peut-être pas les gestes aussi passionnés et brûlants mais je ne sais pas comment réagir. J'assiste à une lapidation silencieuse de ce coeur qui me rend fou et je reste les bras ballants devant tant de masques glacés. Tu joue la fière, tu garde le regard lumineux et tu fais toujours de ton mieux quand les autres viennent te voir. Et pourtant qui remarque que tu es en train de te perdre ? Qui entend ces larmes qui coulent la nuit, qui entend ton cri ? Personne. Parce que même si tu le désire, tu ne fais rien pour laisser des traces de ta détresse. Je le vois, moi qui étreins ton corps chaque nuit. Tu as changé. Ton silence a changé.


Suis moi.

La nuit avait beau être d'encre, je ne voyais que toi. Tu rayonnais. Alors je me suis dis que ces interrogations ne servaient à rien, je suis bien trop attiré par ta folie. J'ai confiance en toi, et je resterais maladroit et sans un geste, battu, à genoux sous le désir que tu m'insuffles. Je continuerai à chercher l'ivresse et quand elle me m'emportera, je te redirai mille fois ces paroles qui embrasent ton coeur. Je laisserai mes mains jouer avec ton corps et j'essayerai, je te jure que j'essayerai de te donner cet océan infini de tendresse dont tu as besoin et que tes yeux réclament. C'est la seule voie que ta fierté et ton silence mutique me laissent.

Jamais ma coccinelle je ne t'abandonnerai,
ma fée toute cabossée.

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Pix de ma talentueuse cousine, qu'on applaudit bien fort c'est un ordre ! :D
Loin de tout, loin du monde, avec un vague bruit de fête en fond.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 15:56

Modifié le samedi 05 avril 2008 04:56

Un jour j'y arriverai. Un jour, je serai une fille forte. En attendant, j'essaye d'être grande, même si pour une naine d'un mètre 55 et demi c'est plutôt difficile !

Les hauts et les bas.

La rue Kétanou en fil rouge, pour ne pas s'égarer.

Se tordre de rire, au sens figuré comme au sens propre. En effet, les contorsions de danseuse évacuent l'éphémère !
Prenez un appétit dévorant, ajoutez-y des blagues nulles et vous voilà armé d'une kalachnikov super puissante. Oui, une hippie hystérique et folle, ça a des armes bizarres.
Comme si de rien n'était.

Aujourd'hui est mieux qu'hier, encore. TOUJOURS !

Mes envies de petite fille.
Mes rêves de femme immature.

* Trois p'tits Coquelicots *

Un jour j'y arriverai. Un jour, je serai une fille forte. En attendant, j'essaye d'être grande, même si pour une naine d'un mètre 55 et demi c'est plutôt difficile !

# Posté le jeudi 28 février 2008 11:21

Modifié le vendredi 29 février 2008 07:03

Texte retrouvé au fond d'un tiroir, écrit pour un devoir de français.

Ma petite île, elle est représentée sur les cartes par une raquette, avec une esquisse de c½ur pour balle, incarnant l'île s½ur. Nichée au milieu de l'océan, ondoyant paisiblement sous le soleil et d'où s'échappait un regain de vie continuel, avec ses coups bas et ses élans passionnés, à peine engourdis par la lourde chaleur. Un senteur insaisissable flottait, chatouillant le nez où qu'on aillait. En métropole, on parle de paradis tropical, de voyages amoureux mais en réalité les gens ont du mal à imaginer, à comprendre. Les images et les paroles n'arrivent que rarement à décrire le réel, à saisir ces instants qui se dérobent avec malice. Les mots, peut-être, peignent-ils avec brio le vécu ? J'ai grandi au milieu de fleurs de toutes les couleurs et de toutes les formes, servant à mille et une chose, à mille et un jeux. Du haut de mon mètre vingt durement acquis, je me baladais dans ma rue cassée, ma cité, mon école, ma ville, boudant la main de mes parents qui essayaient, pour la forme, de me retenir.
J'étais tout le temps pieds nus, sur le béton, le gravier, la terre, l'herbe, le sable ou les nuages. Pieds nus, une fleur piquée dans mes cheveux sauvages et résolument incoiffables, dévorant le monde de mes petits yeux en sucrerie. En y repensant, je peux dire que cette enfance a été belle, magistrale et comme un courant d'air. Au milieu d'un peuple festif, colorié de légendes et de rire, la vie coulait, doucement, au rythme calme de l'eau turquoise ou des grondements indomptables des vagues furieuses. Un jour, mon meilleur ami de l'époque m'avait parlé d'un proverbe arabe qui disait que les gens heureux ne sont pas pressés. Cela s'applique à la perfection à cette qualité de vie que je peine à retrouver ici. Moi-même j'ai été contaminée par l'effervescence inutile. Pas que les gens soient mornes et lents là-bas, juste que leur dynamisme n'est pas vain.
Ces souvenirs, ce sont presque devenus des mirages, avec la peur, au fur et à mesure que les années s'enchaînent, d'oublier et de ne plus être à ma place. C'était simple. Des vitres fragiles, une terrasse carrelée de blanc, un jardin grouillant de vie, la forêt du voisin, la route défoncée et jamais rénovée, la cité. Le carrefour aussi, les vieux trucks, l'école avec ses marelles multicolores et son préau, théâtre de jeux, de combines et de complots. Il y avait aussi le grand collège-lycée qui nous faisait rêver, la place habituelle de la fête foraine, le marché, le port et ses roulottes branlantes. Puis la route qui encerclait l'île, empêchant d'aller dans les montagnes majestueuses avec un moyen autre que ses pieds, le phare, les arbres, le sable noir qui brûlait la plante des pieds, les coquillages dispersés et là, la mer. A certains endroits de l'île, généralement là où le sable était le plus blanc, mer et ciel se confondaient, étourdissant les personnes d'illusions. A d'autres endroits, il y avait des millions de galets, ronds, et des vagues sur lesquelles jouaient des surfeurs. Mais cette plage volcanique, ma plage, dissimulait dans sa barrière de corail tous mes souvenirs éclatants ou mes peines de gosse, mes rêves de voyages et d'avenir quand je voulais être tour à tour maîtresse, exploratrice, aventurière et faiseuse de cadeaux. J'étais perdue dans un univers quelque fois bancal, régit par des règles absurdes, trouvées dans des livres.


Aujourd'hui les choses ont changé, je le sais, je perds peu à peu mes yeux de sucre. Mais je reste persuadée que cette plage continue à remplir son rôle de confidente, que malgré les problèmes adultes qui rongent l'île, les sourires subsistent, même dans le bidonville. Soleil, fleurs, rires, fêtes, pluie, déchirement, secrets et illusions. Le lot d'une vie. Peut-être que j'idéalise trop ces bribes de passé, que je ne suis plus la princesse que j'étais dans le c½ur de certains, mais la magie des souvenirs, elle, reste. Et puis cet espoir, aussi brûlant que le sable de midi, cet espoir de retrouvailles qui enflamme ma nostalgie d'un lieu où je n'ai peut-être plus ma place.

Et que faire quand cette nostalgie n'a plus lieu d'être ? La réalité est bien cassante des fois, livrant sans scrupule ses faits durs comme la pierre. Il n'y a plus d'images de retrouvailles n'est-ce pas, tu es partis, et je crois que plus jamais je ne verrai la silhouette qui a bercé mon enfance. Et après tout ... Oui, je crois que je les ai perdus, mes yeux en sucrerie, comme j'ai perdu ce besoin viscéral et étourdissant de partir. Ca va, ça vient. J'ai trouvé d'autres attaches, et me suis beaucoup entichée d'elles. Je me suis laissée approcher par d'autres rêves, d'autres envies et certains ont enfin réussis à me faire aimer vivre ici, et penser à y construire des bribes. Des bribes de quoi, j'en sais trop rien, mais des bribes sacrément jolies !

# Posté le mardi 19 février 2008 14:29

- Avec tes airs de clown décalé - (Ici pour les jolies photos)

- Avec tes airs de clown décalé - (Ici pour les jolies photos)
Parce qu'hier j'ai eu l'impression de tomber amoureuse une seconde fois.

# Posté le jeudi 07 février 2008 11:40

J'ai trouvé le prénom de mon fils, j'ai trouvé le prénom de ma fille mais je rame, je rame, je rame pour trouver le prénom de ma femme !

La musique fait trembler les murs, explosant dans ses oreilles. Il y a un sourire sur ses lèvres, un très très léger sourire. Pas besoin de parler, il n'y a absolument rien à ajouter : juste ce sentiment d'être à sa place. Le temps peut couler à flots s'il le désire ! Les certitudes peuvent s'enfuirent si l'envie les prend ! Rien n'est aussi important que ce sourire qui orne ses lèvres. Aussi léger que la neige qui tombait il y a quelque temps. Une plume, un souffle, une note. Les étoiles sont-elles réellement éternelles ? Après tout, aucune raison explique ce sourire, aucune. Dites Docteur, expliquez-lui ! Faites-lui oublier cette présence volatile qui fait trop chahuter son coeur, montrez-lui que les comètes peuvent-être dangereuses ! Ses pieds vagabonds ne font que danser, voyager, errer. Maquillez son sourire trop éclatant et lavez ses mains des millions de projets qu'elles caressent. Pourriez-vous l'amadouer avec de jolies mélodies ? Peut-être qu'ainsi, le retour dans la réalité sera moins dur.

Arriverez vous à lui expliquer, simplement, pourquoi le ciel est-il bleu ?

Aller va ... Joyeux non-anniversaire !
J'ai trouvé le prénom de mon fils, j'ai trouvé le prénom de ma fille mais je rame, je rame, je rame pour trouver le prénom de ma femme !

# Posté le mardi 22 janvier 2008 07:11