Rendez vous sur un quai de Gare

Face à son miroir, elle tente de coiffer ses cheveux, ses longs cheveux sauvages, emmêlés par le jeu. Sérieusement concentrée, elle applique son mascara, fait voler le noir sous ses yeux et colore légèrement ses lèvres de rouge. Elle lance une oeillade espiègle et charmeuse au miroir qui lui renvoit l'image de ses cils semblant infinis, comme s'ils voulaient aller bavarder avec ses sourcils, leurs voisins. Elle s'habille, disperse quelques bijoux sur son corps et, en guise de bouquet final, fait exploser une douce senteur de framboise derrière ses oreilles, l'odeur continuant de descendre langoureusement jusqu'entre ses seins.
Elle claque la porte et, à terre, mêlée à sa chemise de nuit, elle laisse son innocence traîner. Son innocence bâillonnée face à ses paroles, ainsi que sa naïveté envolée sous les caresses d'un autre. En échange, son ombre est une nouvelle assurance, une drôle d'assurance éclose sous des regards admirateurs. Des regards glissant sur son corps comme on glisse sur la neige, avec cette douce facilité, avec envie, avec rire.


Il la disait faible, il la disait gamine, mais face à ce miroir, c'est toute trace d'enfance qui s'est enfuie. Non pas qu'elle soit devenue aigrie, juste que ce n'est plus une enfant. Elle a éclaté d'un coup, comme ça, comme un pop-corn grillé et elle s'était retrouvée, un matin, dans la peau d'une jeune femme.

Rendez vous sur un quai de Gare

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 15:08

De la musique et du bruit !

Presque trois ans que ce blog existe, alors pour la première fois, je vais vaincre ma flemme, et faire un peu de ménage, enlever certains articles, les modifier, les remanier. Et promis, j'essaye de le garder encore en vie. Trois ans qu'il tient, ça promet encore une vie remplies d'histoires tout ça !

Rafraichissage des mémoires sinon, et un peu d'incrustation de ma vie personnelle :
Etudiante en première année de sociologie, en colocation avec ma Elle, entourée de bons gens, célibataire depuis peu, extra débutante en patins, amoureuse de la chicha, droguée aux livres et au chocolat, aimant à personnes âgées aux caisses de supermarché, ventre sur pattes, espiègle, joueuse, taille 36 pour les pieds et pour la taille, cheveux bouclés/sauvages/rebelles/méchants, blagues foireuses, je parle fort et rit fort, quand j'éternue on dirait que j'appelle un "p'tit chou", j'aime me promener en jupe quand il pleut, musique, moulin à conneries, ne fume pas, ne me drogue pas, ne bois pas. Enchanté !


Sinon, conseil du jour. Vous voulez vous remettre d'un chagrin d'amour ? Testez la colocation, c'est vraiment l'pied.

De la musique et du bruit !

# Posté le samedi 25 octobre 2008 14:22

Modifié le lundi 27 octobre 2008 05:27

Il paraît que rien ne peut durer éternellement. Thank you Satan.

La musique et sa transe implacable. La nuit enveloppant ce qui bondit furtivement de main en mains. L'ivresse, dangereuse et magnifique, interdite et salvatrice. Les corps qui dansent et se donnent, se réunissant au détour d'une explosions de notes. Explosions de watts dans la tête. La transe. Plus rien n'existe, plus rien. Plus de fantômes, plus de questions et surtout, plus de souvenirs. Ici, s'il désire arrêter le temps, il le peut. C'est le Roi de la Nuit, le Roi des Baffles, un nouvel Alice avec de la barbe et des sourires se désintégrant dans le ventre.

Elle est partout, frêle femme-enfant, elle virevolte entre les baffles, elle virevolte entre les cachets sans jamais en prendre. Elle n'en a pas besoin pour planer, comme elle n'a pas besoin d'alcool pour être ivre. Elle a le vent, et cette foutue de joie qui rayonne du profond d'elle-même. Elle le poursuivait dans la moindre des ses hallucinations, le sauvant du vide. Son souvenir était salvateur et il n'avait plus que ça, pour vivre.
Son absence le tranchait et le manque lui faisait perdre la tête. Son c½ur était tellement lourd qu'il ne dansait plus, lui qui avant, dansait à la moindre note. On ne peut pas danser avec un c½ur lourd, il se détacherait si il bougeait trop, rebondissant dans son corps et pour finir, lui explosant le cerveau. Comment pouvait-il rester autant accroché à une fille si lâche, si fuyante ? Il cherchait de nouvelles ivresses, de nouveaux corps mais aucun n'avait sa perfection. Les autres filles, elles n'éclataient pas de ce rire léger quand il commençait à leur faire l'amour, ce rire d'amour, de joie pure et de promesses. Un putain de rire rempli de promesses. Et merde ! Même l'absinthe a le goût de son absence !


Envolé. Envolée la frêle petite fée, retournée enchanter d'autres vies. Envolée sa raison.

Le bras lui pique.

Envolée sa vie.

Il paraît que rien ne peut durer éternellement. Thank you Satan.

# Posté le mardi 07 octobre 2008 08:47

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 08:52

Le titre il te dit prout. (et on remercie Penelope Jolicoeur pour ce merveilleux dessin illustrant à merveille ma tête au matin : Une folle ayant couru dans la forêt, poursuivie (ou poursuivant) par des bêtes sauvages !)

Mon mec, c'est presque Chuck Norris. Puis mec, c'est moche. C'est mon jardinier, mon Homme, mon crétin de pétunia, mon beau gosse aux belles fesses (ne soyez pas jalouses mesdemoizelles, vous pouvez regarder. Mais regarder seulement. Comme on dit, toucher avec les yeux. HAHA).
Il sort avec la nana la plus stupide, la plus déglinguée, la plus bancale, la plus naïve et celle qui possède l'humour le plus naze de la planète (il existe une unique personne qui a rigolé à la blague du pingouin. C'est moi. Un jour je vous la raconterai, vous verrez). Et vous savez quoi ? Ben il a l'air d'en être super content. Et quand je fais une connerie, que je dis un truc stupide, que je pleure comme une niaise, c'est lui qui se remet en question et qui dit qu'il est con.


Mais comment tourne le monde ?

Par la gravité bien sûr.

Et puis moi, je l'aime. Je vais lui faire des crêpes, moi la plus nulle en cuisine de la planète. Ouais, je suis pleine de "la plus", surtout des trucs négatifs. Mais faut croire que les gens ils aiment, parce que j'ai pleins de mots chouinant qui font chouiner de nostalgie. Le théâtre quoi.

Et donc, le théâtre, c'était cool. Voir l'intégralité du public debout, c'était méga cool. Ca fait un coup au coeur gros comme la Terre. Surtout quand on les voit, de loin et qu'on les entend gueuler comme des fous "BRAVO CERISE !"

Cerise c'est moi, enchanté. La naine, la nympho, madmoizelle arc en ciel, Minimoy, Jeanina (la poule de luxe) et tutti quanti. Plusieurs noms, un seul visage. Comme les justiciers masqués, cette classe que j'ai.

Et quitter 7 ans de vie, c'est dur. Pire quand on a une troupe orgasmique. Alors j'ai des larmes de nostalgie qui ont dégringolé et Chuck Norris (mon homme donc, suivez !) même pas peur devant ma stupide émotivité, il m'a fait rire, m'a rassuré, m'a dit pleins de trucs fleurs bleus qui font que je souris niaisement en y repensant et il a dit que j'étais trop magnifique sur scène.

Je savais pas que Chuck Norris était aveugle. Et puis, il était bourré aussi. Pauvre Chuck Norris.

Et vous saviez que les chats souriaient ?

Oui, je m'appelle Yelena et ce soir, j'ai 40° de fièvre. Ceci expliquant peut-être cela.
Le titre il te dit prout. (et on remercie Penelope Jolicoeur pour ce merveilleux dessin illustrant à merveille ma tête au matin : Une folle ayant couru dans la forêt, poursuivie (ou poursuivant) par des bêtes sauvages !)

# Posté le lundi 09 juin 2008 14:11

Modifié le mardi 10 juin 2008 07:39

Ressortis de mes tiroirs poussiéreux. Et oui, haha, tremblez mortels devant tant de motivation : ma chambre est rangée de fond en comble. On applaudit. :D

Ressortis de mes tiroirs poussiéreux. Et oui, haha, tremblez mortels devant tant de motivation : ma chambre est rangée de fond en comble. On applaudit. :D
C'est l'histoire d'un p'tit gars,
Un homme comme un autre,
Aux yeux d'acier, des traits malins,
Adulé par toutes les belles autant qu'un Dieu.


Ce soir-là, il baladait sa silhouette féline,
Cherchant une étreinte, un regard, une passion
Et c'est alors qu'elle surgit avec ses yeux d'opaline,
Ses jambes étourdissantes et ses formes chimériques.


Il essaya de la dompter, de sa voix de velours,
Mais d'un éclat de rire l'apparition le fuya.
Alors, avec ses grands airs, c'est ainsi qu'il lui fit le récit
Que son talent serait chanté par tous
Et que, dans tous les Pays inconnus, il brillerait.


« Fabuleux voyage ! Et nul doute que cela sera vrai !
Et je serai comparé aux plus grands
Et j'aurai le monde à mes pieds
Et ma vie sera plus belle que maintenant
Et je serai plus riche que les rois
Et, mademoiselle, acceptez ma main
Pour que j'embellisse vos lendemains. »


Agacée par tant de paroles creuses
La Belle décida de lui offrir un voyage
Pour pimenter ses histoires joyeuses ;
Et d'un claquement de ses doigts sages
Le beau-parleur devint pomme,
Incarnant plus de récits que ses yeux abasourdis
Ne verraient jamais de toute leur vie.


Tout en cachant sa honte de ne plus être homme
Il se fabriqua un masque d'étoiles
Et la Belle ria de sa farce, virevoltant dans sa robe
Et, d'une caresse enjôleuse, taquina le perroquet
Qui, sous ce geste plein de nuages et de soleil,
Comprit enfin pourquoi il écrivait tant de merveilles.


Les années passèrent mais le souvenir demeura,
Aussi brûlant qu'au premier jour.
Ce drôle de voyage l'aura marqué pour toujours,
Inspirant fantasmagories et magie à ses récits ;
Et depuis, dans ses lignes, se devine en filigranne
Une belle silhouette élancée
Allant au bal masqué.


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Dessin de ma cousine.
Ca ressort mal à cause du scanner mais franchement,
elle est pas immensément douée cette mini pouce ?

# Posté le mercredi 09 avril 2008 07:08

Modifié le mercredi 09 avril 2008 07:23